Description
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Ses
prérogatives se développant, la Communauté des
Communes de Marie-Galante a souhaité augmenter sa surface
de bureaux contenus dans un petit bâtiment en pierre et bois du début du XVIIIe siècle. Le sujet était sensible, car malgré l’importance
de l’extension à créer il était important
pour ce site fragile de laisser au bâtiment historique
la présence qu’il avait sur la place de la petite ville de Grand-Bourg dont l’échelle
reste très humaine. Le projet s’est alors décliné en une adjonction
presque anodine de volumes simples un peu comme trois «conteneurs» à l’architecture
passive et perméable.
Le premier volume, en avant de l’existant, donne sur la
place et reçoit le Hall d’Accueil dont la transparence
préserve en filigrane la façade de la bâtisse
initiale. Ensuite, l’ensemble des bureaux est scindé par un
volume jardin qui accueille aussi les locaux techniques, cafétéria,
bar, sanitaires... ainsi que les dispositifs de récupération d’eau et d’énergie
solaire.
Ce jardin -espace de transition- situé au centre de l’équipement
fait référence aux cours, les «lakou» que
l’on trouve dans l’habitat populaire, ou se mêle
intimité et espaces servants de la case traditionnelle.
Ici, c’est le lieu des rencontres et d’interface
entre tous les personnels de la CCMG et des visiteurs, un lieu
de convivialité favorisé par la profusion des signes.
Enfin, le tressage de bois des façades est lui aussi profondément
ancré dans l’histoire et la culture de Marie-galante,
il puise sa raison de l’époque ou les esclaves de
l’île se construisaient des petites cahutes de branchages appelées «gaulettes».
Ils tressaient ces gaulettes pour faire des façades qu’ils
enduisaient de terre ou de chaux.
Le traitement proposé ici, revisite cette tradition ancestrale
pour en faire l’image même du siège de la
Communauté des Communes qui réunit les trois communes
de l’île de Marie-Galante.
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