Description
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LYCEE
KYOTO A POITIERS Premier lycée d’Europe à zéro énergie
fossile
Le premier lycée d’Europe à zéro énergie
fossile et 100% d'énergies propres, réalisé par
François Gillard, architecte associé de l’agence
SCAU, a ouvert ses portes à Poitiers.
D'une surface de 18 000 m2 SHON sur un terrain de 3,5 hectares,
le lycée est implanté sur un ancien site agricole,
au cœur du quartier suburbain de Saint-Eloi, en périphérie
de Poitiers. Il regroupe deux établissements autour des
métiers de la restauration - le lycée hôtelier
de Poitiers et le lycée agricole Grand Pont de Chasseneuil.
Rassemblant ainsi les métiers de bouche, il accueille
environ 500 élèves et apprentis sur le « campus
des saveurs ».
Le lycée répond à la très grande
exigence du maître d’ouvrage, la Région Poitou-Charentes,
en matière d’économie d’énergie,
alliée à une démarche environnementale et
qualitative. Le nom de Kyoto, donné au lycée, fait
directement référence au protocole du même
nom sur les engagements de réduction d'émission
de gaz à effet de serre.
Les objectifs ambitieux assignés par la Région
ont été tenus, et le lycée affiche des performances
supérieures à la moyenne en termes de diminution
de la consommation d’énergie, de recours aux énergies
renouvelables et d’utilisation des ressources naturelles.
Sur le thème « De la terre à l’assiette »,
François Gillard a développé une approche
environnementale, indissociable de l'architecture et du site
agricole qui a dicté l’implantation et le principe
architectural du lycée. La volonté de rendre sensible
et porteur de sens le tissage entre paysage, architecture et
usage a été l’un des fils conducteurs de
la conception du projet du lycée Kyoto - la mémoire
du lieu, un site rural très spécifique des vallonnements
du seuil du Poitou, l’utilisation de matériaux locaux
et d’éléments architecturaux tels les claies
des séchoirs à tabac rappelés par les bardages
en bois -. Pour atteindre au plus près l'objectif fixé,
la démarche a été menée en deux temps
: d'une part, la réduction des besoins énergétiques
avec une enveloppe très performante (structure béton)
et une approche bioclimatique - ventilation naturelle dans l’atrium
- l'utilisation de l'éclairage naturel, la gestion des
apports solaires, l'installation de systèmes économes
en énergie à fort rendement ou avec récupérateur
de chaleur, et d'autre part le recours aux énergies renouvelables.
Le principe du zonage a été mis en œuvre
de part et d’autre de la plaine, espace paysager fédérateur
et de liaison, avec différents bâtiments compacts
et séparés répondant au programme : enseignement,
administration et foyer des élèves, ateliers de
formation conçus selon une structure en peigne, internat
et logements de fonction à part. Le cœur du lycée
est un atrium central bioclimatique conçu pour un confort
en toutes saisons, qui regroupe les locaux de vie autour de la
cour centrale du bâtiment d'enseignement général.
On accède au bâtiment par un vaste parvis. Une promenade
des métiers est rythmée par des jardins thématiques
traités en jardins aromatiques. De tels rendements n’auraient
pu être obtenus sans une forte implication des usagers.
La concertation entre architectes, élèves et professeurs
a permis de cibler les besoins tout en modifiant les comportements.
L’esprit SCAU
Quatre architectes prennent le relais, une transmission dynamique, évolutive
et sensible.
Les architectes Maxime Barbier, Bernard Cabannes, Luc Delamain
et François Gillard, nouveaux associés de SCAU
(société de conception d’architecture et
d’urbanisme) aux côtés des fondateurs Aymeric
Zublena et Michel Macary, revendiquent leur appartenance à un « groupe ».
Dépositaire de l’histoire de l’agence, il
est porteur d’une nouvelle dynamique dictée par
l’évolution naturelle, mais aussi recherchée
par l'agence, d’une culture architecturale et urbaine exigeante,
en mouvement dans son temps.
« L'architecture n'est pas solitaire, elle existe pour
et par l'autre. L'architecture est plurielle, elle s'inspire
du monde qui l'entoure. » SCAU est un organisme vivant
qui se nourrit de contextes changeants, à l’écoute
de « l’autre », perméable aux grands
foyers de culture, aux influences étrangères, désireux
de la confrontation des idées, un collectif avide de la
richesse des diversités.
Ainsi l’esprit SCAU se redéfinit et se régénère
sans cesse au sein d’un groupe où chaque soliste
improvise sa propre partition à partir d’un thème
exploré ensemble et tissé de valeurs fondamentales
partagées : conscience collective, indépendance
stylistique plus qu’écriture identifiable, probité des
savoir-faire et des technologies, humanisme des relations.
SCAU concourt et réalise de grands projets, toujours porteurs
de sens, moteur de la conception, sans lequel il n’existerait
pas la sensibilité indispensable à la notion « d’autorité ».
Un projet d’agence commun au service de la création
de bâtiments, d’espaces, de sites, aboutissement
d’un processus de réflexion et de recherches « collégiales » sur
l’existant et le programme analysés avec une unanime
volonté de simplicité et de justesse face à la
complexité des grandes questions écologiques, économiques,
politiques et humaines de notre époque.
Quelques projets récents
et en cours :
Le pont Gustave-Flaubert à Rouen, la halle polyvalente à Troyes,
le lycée de Fonsorbes, Toulouse, pôle ministériel
du MEDAAT à Paris, le Zénith building à Bruxelles,
le siège social de Verspieren à Wasquehal, une
résidence pour étudiants à Palaiseau, des
Immeubles de bureaux à Montévrain...
Dernier concours lauréat : le stade du Havre.
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