La
restauration du bâtiment de Roland Simounet
Lille Métropole Communauté Urbaine
a obtenu en 2000 que le Musée d’art moderne, construit
par Roland Simounet, soit inscrit à l’Inventaire
supplémentaire des Monuments Historiques.
La conception du Musée est particulièrement originale
puisque ce dernier se présente de profil, le long d’une
déambulation architecturale
articulant des volumes simples au dessin rigoureux construisant
une relation intime aux visiteurs et aux œuvres.
Les fondamentaux de l’architecture de Roland Simounet
qui créent l’identité du Musée sont
au nombre de quatre :
- Le rapport à l’eau et la pluie ;
- Le rôle de la lumière ;
- L’importance de la matière ;
- La topographie.
Ainsi, les salles d’art moderne de la donation Masurel
offrent une atmosphère intime, générée
par les petits volumes et l’éclairage variant
au gré de la journée. Les salles d’art
contemporain s’ouvrent, quant à elles, sur des
espaces plus vastes éclairés par la lumière
du nord. Le bâtiment de béton et de briques enchaîne,
sur une superficie de 7 700 m², de nombreux décrochements
traités en redents et en casse-gouttes
créant des jeux d’ombre et de lumière.
Le cheminement du visiteur est rythmé de variations,
créées par les multiples marches et pentes douces.
De larges baies vitrées mettent en osmose
espaces intérieurs et extérieurs. Les espaces
techniques et de services sont situés à l’ouest
et les salles d’exposition à l’est.
Les réparations successives des désordres techniques,
constatés très tôt sur le clos et le couvert
avaient commencé à dénaturer et
altérer sa conception d’origine au plan technique
et esthétique. La perspective d’une intervention
globale et cohérente s’est concrétisée
dès
2002 par la commande d’un diagnostic sanitaire et architectural
de Lille Métropole Communauté Urbaine à l’agence
lilloise Étienne Sintive
Architectes spécialisée dans la restauration de
Monuments Historiques. Cette mission s’est poursuivie par
une mission de maîtrise d’œuvre se traduisant
par l’engagement d’un chantier de 22
mois débuté en mars 2006.
La
création
d’une extension par Manuelle Gautrand
Le caractère
exceptionnel du voisinage des trois collections d’art
moderne, d’art brut et d’art contemporain avec
des activités connexes est sans conteste
la donnée centrale de l’extension du Musée
d’art moderne.
Si la conception du Musée par Roland Simounet s’inscrivait
clairement dans le contexte de la construction de la ville
nouvelle de Villeneuve d’Ascq,
la commande de l’extension du Musée s’inscrivait,
en 2001, dans celui d’une métropole
transfrontalière. C’est ce qui contribue à expliquer
la jeunesse des équipes sélectionnées
pour le concours de 2002 et ce qui a poussé Lille Métropole
Communauté Urbaine à choisir
le projet le plus audacieux, celui de Manuelle Gautrand, pour
répondre au plus près à la
commande :
- Présenter de manière permanente les collections
d’art brut de la donation L’Aracine ;
- Développer les fonctionnalités et les espaces
permettant la montée en puissance des expositions du
Musée, sa démarche scientifique,
pédagogique et culturelle ;
- Renforcer l'attractivité du Musée en améliorant
la qualité d'accueil et le confort de la visite par
la mise en place d’installations et d’activités
;
- Composer au plus juste avec l’architecture de Roland
Simounet.
Le projet se caractérise par la préservation
du bâtiment existant et le rééquilibrage
des différentes fonctionnalités en donnant un
nouveau souffle à certains espaces devenus exigus au
fil du temps.
Pour le visiteur, l’apport de Manuelle Gautrand s’annonce
au fond du patio central et se révèle dans l’éventail
des salles d’expositions
consacrées à l’art brut. La configuration
de l’extension permet ainsi de réaffirmer la place
centrale du patio de Roland Simounet autour duquel les services
aux visiteurs sont rassemblés : accueil des
visiteurs individuels et des groupes, ateliers, bibliothèque,
auditorium, boutique, sont restructurés
au sein du bâtiment de Roland Simounet. Le café,
situé dans l’extension
conçue par Manuelle Gautrand, fait exception. Plastiquement éloigné de
l’architecture
du Musée existant, le projet de Manuelle Gautrand en
est paradoxalement proche par l’analyse attentive de
la topographie du lieu et contribue au renouvellement de son
image en lui ajoutant des qualités
et des ambiances inédites. Ainsi, le mouvement plissé de
la résille de béton
de Manuelle Gautrand qui prolonge la trame orthogonale de Roland
Simounet constitue un geste architectural à la
fois ample et discret.
Le projet d’extension représente 3 200 m² de
superficie dont 2 700 m² de surface utile. 1 100 m² seront
dévolus à l’art brut
et 1 100 m² seront consacrés aux expositions temporaires
(ces dernières salles se répartissant à la
fois sur le bâtiment de Roland Simounet et sur l’extension
conçue par Manuelle Gautrand). Les
espaces dédiés à la conservation des œuvres
occuperont quant à eux 1 000 m² (réserves
et autres ateliers de restauration, encadrement, mise en quarantaine).
La maîtrise d’œuvre confiée à l’agence
Manuelle Gautrand Architectes comprend par ailleurs une restructuration
technique complète des espaces intérieurs
du bâtiment de Roland Simounet.
Source: Musée d'art moderne
Lille Métropole
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Contacts
presse
Fatima Khadir
Lille Métropole Communauté Urbaine
+33 (0)3 20 21 20 21
fkhadir@cudl-lille.fr


Détail de l’extension
du Musée d’art
moderne Lille
Métropole en chantier. Photo : Agence Manuelle
Gautrand Architectes. DR.

Vue intérieure de l’extension du Musée
d’art
moderne
Lille Métropole en chantier. Photo : Agence Manuelle
Gautrand Architectes. DR.

Vue
aérienne du chantier d’extension du Musée
d’art
moderne Lille Métropole, octobre 2007. Photo : Max
Lerouge / LMCU.
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